| Journal de bord et contact |
|
|
Escaliers du Cap-Blanc, samedi le 2 mai 2009Le soleil brille, mais il ne fait pas très chaud. La température est idéale pour une bonne suée. En ce samedi matin, trois valeureux marcheurs, soit Jean, Guylaine et Sophie, se rencontrent à 8 h30 pour un premier entraînement de groupe. Notre objectif de départ était de monter 2 500 marches. Une heure et vingt-cinq plus tard, fiers de leur exploit, les trois compères se reposent sur la 4 000e marche. C'est avec le sentiment du devoir accompli et le mollet ferme que nous sommes retournés à la maison. Régis, qui n'avait pu être présent, en vrai frère de souffrance, a grimpé ses 4 000 marches de son côté. On continue...
Mont-Ste-Anne, samedi le 23 mai 2009Nous sommes tous au rendez-vous et le soleil aussi. La journée est idéale. Nous grimpons le Mont-Ste-Anne en passant par une pente de ski qui, ma foi, devait être classée experte. Nous avons bien rigolé en montant et Jean a eu l'occasion d'essayer ses nouvelles bottes qui semblent avoir passé le test. En arrivant au sommet, petit lunch à l'abri du vent, puis descente par un sentier contournant la montagne dans le bois. Notre humour est pour le moins douteux mais, une chose est sûre, nous aurons beaucoup de plaisir lorsqu'en état de fatigue, l'hilarité s'emparera de nous...
Le sentier des loups....,samedi 27 juinEn ce samedi pluvieux, c'est la 3ème sortie du groupe. C'est un entraînement sous la pluie qui nous permet de tester notre humeur et quelques pièces d'équipement. Le résultat est excellent; le plaisir d'être ensemble est toujours présent, l'atmosphère est à la rigolade et les nouvelles pièces d'équipement supportent bien les températures plutôt humides!!! Une petite promenade de 10 km au coeur de la vallée de la Jacques-Cartier. Guylaine a même observé une trace un peu suspecte se demandant quel pouvait être ce type d'animal....après quelques secondes nous lui avons expliqué qu'il s'agissait seulement de l'empreinte du talon de Régis qui marchait en avant !
Fin de semaine gastronomique au Mont Albert3 juillet: Hog's back mountain
4 juillet: Mont Albert
29 août, notre nouvelle imageC'est dans le décor magnifique du parc des Chutes de la Chaudière que nous affichons officiellement les couleurs de notre commanditaire principal, Desjardins Sécurité financière.
Parle parle, jase jase. Sentier des Falaises (5 septembre 2009)Samedi le 5 septembre, par une journée splendide, c'est une autre activité de groupe qui nous attendait. Une petite randonnée de 16,5 km dans la région de Portneuf, plus précisémment dans la Vallée du bras du nord. Inconnu de la plupart d'entre-nous, nous entreprenons le sentier des Falaises qui mène au Mont Gibraltar. Pour cette sortie, une randonneuse en forme se joint à notre groupe. Il s'agit d'Isabelle, la conjointe de Jean. Le premier kilomètre est plutôt aisé... sans dénivelé. Les femmes, loin devant Régis et Jean conversent. À partir du 2ème kilomètre, nous comprenons pourquoi ce sentier s'appele "Des Falaises". Nous montons sans arrêt et les femmes, toujours loin devant conversent... Quel cardio... même les pentes abruptes ne les empêchent pas de discuter... Quelques arrêts à de magnifiques points d'observation pour apprécier le paysage. (Jardins de fougères, fleurs colorées, vue sur Portneuf, rapides et bassins d'eau, et.... parles parles encore!) Au bout de 7km, c'est l'heure du lunch. Il y a sur place un refuge bien aménagé pour accueillir les randonneurs. Une trentaine de minutes plus tard, on se remet en route car il nous reste une douzaine de kilomètres à parcourir. Le seizième kilomètre est plutôt silencieux et semble beaucoup plus long que le premier, bien que le même! Finalement, après une randonnée de 7 heures, nous revoilà de retour, plus conscient des améliorations à notre forme physique et aussi plus sensible à ce qui nous attend lorsque nous aurons à escalader le Kili. Ce soir là, le vin était pariculièrement bon...
Escaliers du Cap-Blanc, samedi le 12 septembre 2009Samedi matin, 8 h 00. Nous sommes au pied de l'escalier du Cap-Blanc. Il fait un soleil radieux et on a 4000 marches à faire devant nous, on se donne 2 heures. Le genou un peu plus mou qu'à l'habitude, 3 montées ont été nécessaires pour prendre notre véritable rythme d'ascension. Tout est sous contrôle. À la 6e montée, nous faisons de belles rencontres. Un employé de Desjardins Sécurité financière est en entraînement lui aussi, il nous encourage, on fait de même. Tout en jasant de notre projet, nous rencontrons une personne qui s'entraîne également pour le Kili...à la même date que nous ou à peu près et pour le même sentier. On se donne des trucs, on partage notre folie et notre rêve. Autant la montée et la descente d'escaliers peut être éreintante et peu motivante, autant à cet endroit, l'entrain et la volontée des personnes qui s'entraînent est contagieuse. Finalement, on fait notre compte de marches en un rien de temps. Merci au gens de l'escalier du Cap-Blanc pour vos sourires, vos salutations, vos bons mots. On pensera à vous au sommet. Maison Michel-Sarrazin, le mercredi 23 septembre 2009
Comme si cette visite du 23 septembre n'était pas suffisante pour nous rappelé le pourquoi de notre association avec la Maison Michel Sarrazin, voilà qu'on apprend le décès d'un collègue de travail. Dany Pelchat avec lequel Jean échangeait régulièrement des courriels durant son invalidité est décédé de son long et difficile combat contre le cancer cette même journée. Dans ses messages, Dany ne cessait d'écrire qu'il avait un moral à toute épreuve et on le sentait dans ses écrits. Dany, c'est en pensant à ton moral et à celui des gens que nous avons rencontrés que nous ferons cette ascension!
Le cinquième élément....Sentier Mestashibo 26 septembre,Une autre belle journée de randonnée à laquelle participait Réjean Lavoie, le cinquième membre du groupe. De plus, un extra pour égayer cette journée, la participation d'André Castonguay notre collègue de travail venu nous encourager. Après que nous ayons fait connaissance, nous voilà en route pour le sentier. D'une longueur de 12,5 km en terrain accidenté, ce sentier longe la rivière Ste-Anne Nord et permet de tester notre forme physique. Pour cette journée, plusieurs d'entre-nous avons ajouté une charge supplémentaire, histoire d'augmenter l'effort physique à fournir. Nous bénéficions encore une fois d'une température merveilleuse dans un décor d'automne coloré. Après avoir franchi une première passerelle, voilà que Régis et Jean discutent et se laissent distancer par les autres membres du groupe. Un petit manque d'attention (2 hommes ne peuvent faire 2 choses en même temps !) et voilà qu'ils empruntent une mauvaise route! Après 20 minutes d'attente et de recherches, les autres membres virent arrivés finalement les 2 " Babous" du groupe. Ce qui est rassurant, c'est qu'au Kilimandjaro, il y aura qu'un seul sentier...difficile de se perdre. La traversée d'une 2e passerelle, quelques centaines de mètres et c'est l'heure du lunch au bord de la rivière. Après la pause, nous voilà repartis en direction du Mont Ste-Anne pour y franchir les quelques kilomètres pour finaliser ainsi notre parcours. Notre cinquième élément est maintenant connu et il connaît aussi notre humour ! Réjean, bienvenue dans le groupe et n'oublie pas ton lunch au Kilimandjaro! André, un gros merci de t'être joins à nous pour cette sortie. C'est unanime........encore une fois nous avons connu une très belle journée !
2 octobre...plus que 100 jours avant le départLe décompte s'amorce en ce 2 octobre où il ne reste que 100 jours avant notre départ. C'est un gros automne que l'on a devant nous. L'entraînement s'intensifie, on voit à l'achat de notre matériel (ça en prend pas mal) et on continue sans relâche la levée de fonds. Pour souligner ce point culminant du 100e jour, Sophie et Guylaine on fait une vente de muffins santé et de pain aux bananes auprès des collègues de travail, les sommes recueillies vont à la levée de fonds. Il nous faut planifier d'autres sorties d'entraînement de groupe pour les prochains mois et ne pas lâcher nos entraînements solo. On se répartie certaines tâches destinées au groupe. Ainsi, Jean voit à dresser la liste de nos bagages et Régis s'affert à nous monter une trousse de premiers soins pour le groupe. D'autres tâches seront attribuées bientôt. La gang est toujours aussi soudée et enthousiaste en vue de l'aventure que nous vivrons. Mont Ste-Anne, samedi le 24 octobreC'est par une journée pluvieuse et verglaçante que Jean, Régis et Guylaine abordent une belle montée du Mont Ste-Anne. Dame nature a recouvert le décor d'un magnifique manteau blanc. Parfois, on a l'impression que les saisons sont toutes confondues, l'automne se déposant sur un hiver trop hâtif.
2 novembre, bilan de l'entraînementNous avons pris plaisir récemment à comptabiliser l'effort physique de nos entraînements. Le décompte est impressionnant. L'Équipe a cumulé: 151 000 marches En plus des heures de plaisir à escalader des montagnes avec les compagnons et l'appui inconditionnel de nos familles (fidèles supporteurs) et des donateurs. Bref, si avec ça on est pas en forme, on le sera jamais. On est pas encore rendu, donc lâche pas. Centre de jour, Maison Michel-Sarrazin, 10 novembre 2009Aujourd'hui, en ce mardi midi de novembre, nous (Guylaine et Sophie) avons effectué notre 2ième visite au Centre de jour de la Maison Michel-Sarrazin. Nous avons partagé le dîner avec les bénévoles et bénéficiaires. Le directeur général, Dr Michel L'Heureux nous a également été présenté. Comme toujours, nous avons été bien accueillies, un sentiment d'arriver dans la famille. Les personnes présentes étaient intéressées par notre projet et avaient envie de partager leurs expériences avec nous. Ces conversations parfois tristes, parfois enjouées, mais toujours authentiques, nous permettent de revoir le sens de nos priorités. Mille fois merci à toutes les personnes présentent pour ce beau moment. Nous espérons avoir l'honneur de vous revoir sous peu et à notre retour, de vous présenter notre périple. Journée Michel Sarrazin -12 novembre 2009C'est une journée spéciale car elle constitue une activité importante de financement pour la Fondation et une étape significative pour nous dans ce merveilleux projet. L'objectif de 200 000$ que s'était fixé la Fondation a été dépassé et les recettes s'élèvent à environ 206 000$. En soirée, nous sommes réunis avec toutes les personnes qui ont contribué à ce succès pour participer au cocktail de reconnaissance. Appelé sur scène, le groupe par le biais de Guylaine a pu présenter le projet. Avec l'enthousiasme qu'on lui connaît, Guylaine a su communiquer la volonté du quatuor à relever le défi et de venir en aide à la Maison Michel Sarrazin.
Code d'honneur - 17 novembreLa rédaction d'un code d'honneur au sein de l'équipe constitue une étape importante avant le départ. Après quelques discussions de corridor, durant l'entraînement, de réflexions individuelles, une rencontre d'équipe a eu lieu le 12 novembre afin d'établir les bases ainsi que les grandes balises de notre code d'honneur. Le code d'honneur est l'engagement que chaque membre de l'équipe prend envers ses compagnons de cordée en ce qui a trait à la santé et à la survie de chacun. Rédiger un code d'honneur oblige chaque équipier à se positionner face à ses propres limites, aux limites de ses compagnons et à cheminer sur la possibilité que le sommet de l'un ne sera peut-être pas le même qu'un autre et que son propre sommet sera peut-être déterminé par la limitation d'un coéquipier. Il s'agit ici d'un cheminement important à avoir avant le départ et que les balises soient bien claires pour chacun de nous. Sur la montagne, au moment où une décision importante sur la poursuite ou non de l'aventure pour l'un d'entre nous ou pour l'équipe entière, il n'y aura pas place à l'émotion, mais à une décision rationnelle. Chacun aspire au sommet, la récompense d'un an d'effort, mais à quel prix... Social du 21 novembrePar ce beau samedi soir du 21 novembre, en l'honneur du 50e jour avant le départ, un petit social a été organisé chez Guylaine afin que tous, randonneurs, conjoints(tes) et enfants, puissent fraterniser, mais surtout, pour souligner l'apport important de nos conjoints(tes) et enfants à ce beau projet. Sans leur soutien indéfaillible, ce projet serait difficilement réalisable. De façon naturelle, l'espace a été occupé par ce beau monde, les enfants s'en sont donnés à coeur joie, le vin était bon et les histoires de pêche....sont de vraies histoires de pêche. Devant témoin, les compagnons de cordée ont signé le code d'honneur. Merci à tous pour ce beau social Samedi 28 novembre, encore 43 jours d'attente!Le décompte se fait tout doucement, nous sommes impatients de partir. L'équipe s'affère à rassembler tout le matériel nécessaire à notre aventure... et il en faut des choses. Jean nous a dressé une liste aide-mémoire, ça facilite le dossier. Nous devons trouver le matériel pour la gestion de l'eau, notre principal questionnement. Filtre, stéripen et pristine feront partis du voyage. Chacun fait le tour de ses besoins personnels: aurais-je froid, chaud, aie-je assez de bas et si tout se détrempe, qu'est-ce que je fais, mon sac de couchage sera-t-il assez chaud, bref notre sac se fait et se défait. On gère la superposition des couches de vêtements tout en prenant soin de peser le tout. Les porteurs porteront 15kg chacun pas plus. Tout ce qui est excédentaire se retrouvera dans notre sac à dos, il n'y a donc pas place au superflue, tout est pesé. On poursuit nos entraînements chacun de notre côté, on lâche pas. On se sert les coudes , on s'encourage. C'est vraiment une équipe déterminée, on veut notre sommet. Mercredi 2 décembre, porteur de flambeauTrève dans mes pensées du Kilimandjaro. Je réalise un autre rêve soit celui de porter le flambeau olympique. Que d'émotions lorsque mon flambeau s'est allumé et que j'ai réalisé que sur la terre en ce mercredi matin du 2 décembre à 7 h 04, j'étais la seule à tenir haut et fière ce symbole de paix. Je me suis élancée dans cette course, beaucoup trop courte mais combien intense. Rire, larme et grande émotion m'ont porté jusqu'au prochain porteur. Mes pensées se sont tournées vers ma famille, mes fidèles supporteurs. C'est aussi pour mes compagnons de cordée, pour leur courage et leur détermination dans la préparation de notre aventure. C'est tout un feeling et tout un privilège que d'avoir été choisie comme porteur de la flamme olympique. Je regarde le flambeau qui a maintenant pris sa place dans ma demeure et je réalise que j'ai maintenant cette flamme de tatouer dans le coeur. Guylaine Le vendredi des gars ! 4 décembreSans aucune hésitation, Régis et Jean ont accepté l'invitation de la maison Michel Sarrazin pour dîner avec les personnes du centre de jour. Toujours aussi cordial et chaleureux, l'accueil que nous y reçevons rend ces moments d'échanges merveilleux. Dès notre arrivée, les gens nous interpellent par notre nom et par les "messieurs du Kilimandjaro". Les gars nous invitent à prendre place à leur table et avec simplicité et sérénité nous discutons de notre projet et de ce qu'ils vivent. L'humour est aussi de la partie. Des gars..... ça parle pas mal plus qu'on le pense ! En discutant, Jean constate que son interlocuteur vient du même patelin que lui et qu'une personne leur est commune. Les gars et les filles (mais oui, il y avait des femmes aussi...c'est pas pour rien que nous n'avons plus nos tavernes d'antan!!!!) sont curieux de connaître les détails de l'expédition. Leurs encouragements sont très présents et sincères. Pour nous, c'est une journée riche qui nous apporte beaucoup et particulièrement dans les derniers moments de nos préparatifs. L'équipe de bénévoles est toujours aussi sympathique et dévouée et à ces gens nous ne pouvons que leur lever notre chapeau. Aux gars que nous avons rencontrés, nous vous levons également notre chapeau bien haut ! Tous réunis vous formez "une maudite belle gang" et l'opportunité de vous rencontrer est pour nous un privilège. N'oubliez pas qu'on s'est promis de se revoir quelques jours avant notre départ mais aussi à notre retour pour vous raconter en paroles et en images cette merveilleuse aventure. Vendredi le 11 décembre, rencontre des médecins spécialistes en médecine de montagne à 30 jours du départVendredi après-midi, nous avons rendez-vous avec les médecins spécialisés en médecine de montagne de la clinique Plexo. Cette rencontre nous a été gentiment offerte par cette clinique qui voit à notre santé pour le voyage, mais aussi à bien nous sensibiliser aux risques que nous courons en réalisant cette ascension. Il est vrai que notre ascension sera rapide et que très peu de temps nous est alloué pour l'acclimatation à l'altitude. Ce contexte nous obligera à redoubler de prudence et surtout d'être très attentif à nos compagnons de cordée afin de déceler les signes avant coureurs du mal des montagnes. Bien que nous soyons tous très en forme, ce n'est pas un gage de réussite. Nul ne sait actuellement comment il réagira au milieu hostile dans lequel nous nous retrouverons. Altitude, alimentation très différente, rareté d'oxygène, température passant de chaud à très froid avec aucune possibilité de retrouver un petit coin chaud et douillet pour se réchauffer, malaises divers, bref, bien que ce soit un "tout inclus", ne nous faisons pas d'illusions, nous sommes bien loin des plages du sud. Merci à toute l'équipe Plexo Massif du sud, 12 décembre, à 29 jours du départA comme la neige a neigé…au Massif du sud. Il y a au moins 1 pied de neige au sol, les arbres sont chargés de neige et le ciel est bleu Cuba. Bref, une magnifique journée nous est offerte pour tester nos équipements par temps froid (environ -20 degrés au sommet). Les cinq coéquipiers sont de la partie et chaussent les raquettes pour cette montée du Mont Chocolat (717 mètres). Pour certains, il s’agit d’une première visite dans ce coin de notre région et tout est en place pour les charmer. Réjean, notre "ouvreur de piste" semble prendre plaisir à taper la trail pour le groupe. Le terrain n’est pas très accidenté et difficile mais juste assez pour un bon réchauffement. On remarque diverses techniques d’agilité dans le groupe. Jean fait des enjambés époustouflantes selon Sophie, est-ce sa technique de gardien de but qui le rend si souple? Sophie, oh combien gracieuse! lorsqu’elle s’écroule dans la neige, nous a fait voir quelques chorégraphies assez charmantes. Les ponceaux étant très étroits et chargés de neige, c’est avec la rigolade qu’à tour de rôle nous avons glissé au côté pour s’enfoncer dans le lit du ruisseau. Nous avons développé la technique de la descente d’escaliers en raquette, ce que nous appelons gentiment "prendre une marche en raquette". Un chalet bien chaud nous attendait pour le lunch. Un gentil couple s’y était installé pour la fin de semaine. Sur le chemin du retour, nous entonnons des chants de Noël qui confirment que nous ne ferons pas d’enregistrement. Comme toujours, ce fut une magnifique journée en excellente compagnie. Jeudi 17 décembre...on a nos billetsÀ 24 jours du départ, c'est aujourd'hui que je récupère les billets d'avion de l'équipe. Léger changement au niveau de certaines heures de vol, mais rien d'inquiétant, c'est toujours aussi long pour s'y rendre soit un bon 28 heures. Nos documents y sont tous. Jusqu'à présent, tout est parfait avec cette agence Globetrotter. J'ai hâte de remettre le tout à mes collègues ce vendredi. Merci Patricia pour votre excellent service. Dimanche 27 décembre, à 14 jours du départLe décompte est vraiment amorcé. Chaque membre de l'équipe bonifie ou réduit ses bagages selon le cas. C'est la prise du dernier vaccin liquide contre la diarrhée du voyageur (et oui, il faut penser à ça aussi) et on prépare de la bouffe pour ceux qui resteront à la maison avec les enfants. Pour eux, c'est tout un contrat. Régis s'affère à préparer la trousse médicale pour le groupe. Lorsque l'on pense à cette date qui approche à grand pas alors qu'elle nous paraissait tellement lointaine, on a un peu le vertige, mais c'est ça la beauté de l'aventure. 1er janvier 2010...Bonne année!L'équipe vous souhaite à tous, fidèles supporteurs, une merveilleuse année 2010. Nous vous souhaitons des rêves à n'en plus finir et l'envie folle d'en réaliser quelques'uns. Se laisser porter par son rêve durant toute une année apporte un certain équilibre mais surtout anime et garde allumé cette flamme qui nous fait se sentir en vie. Merci de nous avoir accompagnés jusqu'à présent dans nos diverses étapes de préparation. Maintenant, nous sommes à quelques jours de la concrétisation de notre rêve. Nous sommes fébriles, un peu nerveux et excités comme des enfants la veille de Noël. Nous souhaitons vous sentir nombreux à nous accompagner dans notre ascension et ce, au jour le jour. La magie de la technologie nous permettra de donner des nouvelles à tous les jours sur l'étape d'ascension que nous venons de vivre, l'état de santé du groupe et les folies qui ont meublés notre journée. Merci à Bruno qui mettra notre site à jour à tous les matins. 5 janvier 2010...le rythme africainÀ quoi doit-on penser après le temps des Fêtes? Et oui, le retour au boulot. En ce mardi matin, quelle ne fut pas notre surprise de constater que notre département a été transformé en...jungle. Bon ici on peut le lire dans les deux sens du terme, mais celui qui nous occupe ici est le sens propre, soit la jungle africaine dans tout son exotisme. Des collègues de travail ont secrètement métamorphosé notre secteur pour lui donner un rythme africain. C'est ainsi que tamtam, masque, photos et carte de l'Afrique occupent les murs (il ne manque que l'odeur, le riz et les haricots...) C'est toute une décharge d'énergie qui nous a ainsi été transmise. C'est aussi un gage d'ouverture ainsi qu'un témoignage d'appui de la part de nos collègues. Il me semble qu'il faisait plus chaud, est-ce l'émotion? Merci à tous pour cette sensibilité et ce partage de notre fébrilité des derniers jours avant le jour "J". 6 janvier 2010, 2 activitésVisite au centre de jour de la Maison Michel-Sarrazin À quelques jours du départ, nous tenions à faire une dernière visite à nos amis(es) du Centre de jour de la Maison Michel-Sarrazin. C’est avec grand plaisir que nous avons revu des visages connus et rencontré de nouvelles personnes. Je crois qu’ils sont aussi fébriles que nous face à ce départ. Curieux, enjoués et désireux d’en savoir plus sur notre état de préparation, on répond à toutes leurs questions, touchés par la sensibilité qu’ils mettent à nous soutenir dans notre aventure. On a partagé la galette des rois et couronné nos reines et rois. Une carte nous a été remise et elle sera lue au sommet. Vous êtes dans nos cœurs et vos bons mots, vos sourires nous accompagneront tout au long de notre voyage. Le 91,9 nous accueille 17 h 10, Jean et Guylaine entrent en onde pour une entrevue radiophonique avec Josée Turmel au 91,9 rythme FM. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons parlé de notre projet, son origine, notre préparation et la cause que nous soutenons. Avec le talent que nous lui connaissons, Josée Turmel a su mettre en lumière les divers éléments importants du dossier. Merci à Josée pour son ouverture à accueillir notre demande de mise en onde. Peut-être aurons-nous le plaisir de lui raconter le tout à notre retour. 9 janvier 2010...nous y voilà!Dans quelques heures, nous serons transportés dans un tout autre univers. Plus aucun point de référence, que la place à l'ouverture d'une autre culture. Un an d'effort soutenu dans la préparation de cette aventure. Nous avons tout fait ce qui était dans notre zone de contrôle pour planifier le tout, voir à la santé de chacun, à l'infime détail de l'ascension. Maintenant, place à nos ressources personnelles, à notre débrouillardise, à notre sens de l'humour et à une bonne part de sagesse. Nous allons fouler le sol d'une grande dame, d'une montagne majestueuse et nous nous devons d'une certaine humilité. Comme le disait si bien une collègue de travail, le sommet est une option, revenir est une obligation. Chers amis, nous partons heureux de ce qui nous attend, nous apprendrons beaucoup sur nous, sur nos compagnons de cordée et sur ce peuple Tanzanien. Nous vous promettons d'être prudent et de prendre soin les uns des autres. Si la technologie le veut bien, je donnerai des nouvelles à tous les jours sur l'état de santé du groupe, les folies de la journée et la réalité de notre nouveau quotidien. Nous vous disons "Kwheri" (aurevoir en swahili). Que l'aventure commence. 11 janvier 2010... Les voilà rendus!C'est à 23h34, heure de Tanzanie, donc 15h34 à notre heure que Guylaine a téléphoné du jardin de fleur de leur hotel pour donner un premier signe de vie en sol africain. Le voyage s'est bien déroulé et, à leur grand soulagement, les bagages sont arrivés en même temps qu'eux. Il parait que ça sent l'Afrique et qu'il fait chaud comme en Afrique... 12 janvier 2010... Journée de préliminairesDésirant être complices de notre périple et inspirer nos efforts au quotidien, des collègues ont rassemblé de courtes pensées à découvrir à des moments précis de notre expédition. La pensée du jour: "Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité", St-Exupéry (suggestion de Chantal Drouin). Après un repos bien mérité, nous avons profité de cette journée pour découvrir la ville de Moshi. Le Tiers monde se dévoile à nous sans retenue et nous expose la grande pauvreté à laquelle est confronté tout un peuple. On ne peut que constater l'écart énorme avec ce que nous vivons au Québec. Nous profitons également de la journée pour les derniers préparatifs avant le départ pour l'expé. Une partie du bagage sera tranportée par des porteurs (30 lbs) et le reste sera sur notre dos, donc rien d'inutile... 13 janvier 2010 ... Partons à la montagne"Puisque la montagne ne vient pas à nous, allons à la montagne." MahometAujourd'hui nous avons parcouru 12 km avec un dénivelé de 1300 mètres. C'est la rencontre de notre guide Daniel et de notre assistant Joseph. Nous avons 3 porteurs chacun, de vrais athlètes! Ils transportent nos bagages, le matériel pour le campement et la nourriture. Mal chaussés, ils nous dépassent en nous disant : "Jambo", ce qui veut dire bonjour. La forêt est luxuriante, abondante, on entend la faune qui demeure discrète, tout comme la montagne qui est cachée derrière les nuages. Les impressions du jour ... Il fait chaud, on est impressionnés par les lianes, 1300 mètres c'est quelque chose pour une première journée. Pour certains, il n'était pas question de parler car toute l'énergie était mise sur la marche. Nous sommes impressionnés par la qualité de la nourriture, très variée et goûteuse. Un mot primordial à retenir "Polé polé", qui veut dire "lentement", c'est la clé du succès, tout en engloutissant 6 litres d'eau. Pour l'équipe... tous sont en forme, c'est l'heure du souper, à la chandelle, sous un ciel magnifiquement étoilé. C'était le bilan de cette première journée qui fut géniale. C'est le bonheur dans le campement, nous sommes au "Machame Camp". Demain ce sera une journée un peu plus courte avec encore un bon dénivelé, on va changer encore complètement de décors et le bilan suivra demain. Salut!
14 janvier... Machame Camp à Shira CampQuand on a marché deux heures dans une montagne, on est plus intelligent. Coline SerreauToute une montée, très costaude, nous atteignons les 3800 mètres. Le décor est à couper le souffle, dans les 2 sens du mot. On voudrait s'arrêter aux 2 minutes pour faire des photos. On passe par diverses végétations: de la forêt tropicale, en passant par la steppe, et un décor rocailleux. Nous avons monté dans la brume car nous connaissons une météo très variante en montage, passant par la grosse humidité , un peu de pluie, de la grêle, et du gros soleil. Arrivés à Shira Camp, après 6 heures de marche, le camp est dans la brume. Certains on ressenti de légers symptômes du mal des montagnes mais très légers et tout se gère très bien. La nuit dernière nous avons peu dormi puisque nous avions à assimiler les nouveaux battements de coeur de la montagne. Nous espérons une nuit reposante car demain nous aurons une journée plus difficile. Nous sommes une équipe soudée où l'entraide est naturelle. Nous continuons à apprivoiser la montagne et on aime ça. Ici tout va bien, on est en forme, on vit bien l'expérience C'est vraiment génial de voir les changements de décor, de voir aussi les changements qui se produisent dans nos corps avec l'assimilation de l'effet de la montagne alors c'est fascinant et c'est bien intéressant de voir ça alors, on continue de faire attention à nous tous, on se surveille. Tout va bien, soyez rassurés, on donne des nouvelles demain. Bye 15 janvier ... Camp Shira au Camp BarrancoL'esprit vient de la vie : il est dans les montagnes, les rivières, l'herbe et les arbres. Gao XingjianLever à 7 h 00 et déjeuner au soleil entre le Kibo et le mont Méru. Très beau! Kibo est enneigé, ce qui nous laisse croire qu'il fera froid lorsque nous y serons dans 3 jours. Départ à 8 h 45 pour une grosse journée en haute altitude. La piste n'est pas difficile mais monte continuellement. Nous partons à 3840 mètres et montons dîner à 4823 mètres. Question de respecter l'adage : " Qui monte haut, dort bas" nous redescendons au camp Barranco à 3831 m. pour notre dodo. Notre coeur bas beaucoup plus qu'à l'habitude. Autant au repos qu'à l'effort, ce qui nous demande énormément d'énergie. Notre corps doit s'acclimater à l'altitude, ce qui ne se fait pas à la même vitesse pour tous. Nous traversons des décors lunaires surplombés en continue par le Kibo. Après le lunch, nous descendons dans la vallée des séneçons et aperçevons le défi de demain, le Barraco wall, une montée abrupte... gros, gros défi. Il nous faut une bonne nuit de sommeil. La fatigue est de plus en plus présente chez les membres du groupe et l'émotion beaucoup plus palpable. Nous pensons à nos proches et à la cause que nous appuyons afin d'y puiser notre énergie. Chacun pense à des moments joyeux afin d'effacer les durs moments de la journée. Alors voilà, c'est le résumé de la journée. Une très belle journée, assez éprouvante à cause de l'altitude mais on s'y adapte tranquillement. Tout le monde va bien et tout le monde est en forme. Pour certains il y a de légers symptômes (altitude) mais ça se gère très bien. Sur ce, je vais prendre mon souper et je vais faire dodo. Bye
16 janvier ... Camp Baranco (jour de repos)Rappelez-vous, il n'y a pas de situation désespérée!
Aujourd'hui c'est une journée qui est prévue pour nous reposer. Nous avons tout de même décidé ensemble de continuer notre progression, histoire de se préparer encore mieux pour l'ascension finale qui arrive à grands pas. Nous avons donc effectué une marche de plus ou moins 4 heures, en direction de Barafu pour revenir au camp Baranco. La santé et le moral du groupe sont excellents. L'accélération de notre métabolisme en raison de l'altitude nous impose d'être vraiment disciplinés quant à chacun des gestes que nous posons. Nous prenons conscience de l'importance de l'entraînement que nous nous sommes imposé durant les mois précédant cette aventure. Nous n'avons pas encore été confrontés au froid de la montagne et jusqu'à présent nous portons soit un t-shirt ou tout au plus un gilet. Les nuits sont souvent très courtes et les heures de sommeil peu abondantes... Au moment où je vous transmets ce message, je suis assise dans ma tente et j'ai la vision du mont Méru juste devant moi. C'est une sensation indescriptible de profiter d'autant de beautés. Nous allons donc tous très bien et nous sommes tous concentrés à faire le focus sur le gros défi qui nous attend bientôt. À demain!
17 janvier... Dernière étapeLa volonté permet de grimper sur les cimes ; sans volonté on reste au pied de la montagne. Proverbe chinois L'équipe est rendue au dernier camp de base avant l'assaut final. On va partir vers minuit ce soir (16 hre/Québec) pour essayer de faire la montée. La gestion des symptômes de l'altitude se fait bien et le taux de saturation d'oxygène est sous contrôle. Rien n'est encore acquis mais nous avons bon espoir que l'emblème de la Maison Michel Sarrazin flottera incessamment sur le toit de l'Afrique. Le froid étant devenu une contrainte très présente, Sophie a fait le choix de demeurer au camp de base pour le temps de la dernière étape. Afin d'augmenter les chances de réussites, le poids à traîner sera maintenu au minimum, donc le téléphone demeurera au camp de base et ce n'est qu'au retour, vers 3 ou 4 heures du matin (heure du Québec) que nous pourrons communiquer des nouvelles. La fatigue est grande, le défi à relever est énorme mais notre moral et notre détermination devrait nous permettre de nous rendre aussi loin que notre condition physique le permet. À la prochaine communication, chaque membre du groupe aura atteint "son" sommet et je pourrai vous en rendre compte alors. Allez go! 18 janvier... Mission accomplie!C'est à 7h05, heure du Kili, que la Grande Dame a livré ses secrets. Tous exténués de ce voyage au bout d'eux-même, nos aventuriers ont inondé le toit de l'Afrique de leur larmes de joie. Guylaine, Jean et Régis, accompagnés également de leur collègue Réjean ont réussi l'ascension. Ils sont restés quelques 45 minutes au sommet, histoire de profiter de l'endroit au maximum, de prendre les photos rituelles, et de boire un thé chaud et sucré pour reprendre quelques forces avant le retour au camp de base. Rendez-vous sur le site ce soir pour les détails de cette journée extraordinaire. 18 janvier ... et des poussières (la suite)L'assaut final!La vieillesse est comparable à l'ascension d'une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d'haleine, mais combien votre vision s'est élargie !Ingmar Bergman On nous lève vers 22 h 30 (le 17 janvier) afin de nous préparer à notre aventure. Sophie est avec nous pour le traditionnel thé-biscuit dans la tente-repas. Pour faire le Kili il faut de la détermination, du courage et de la folie. Pour Sophie, il fallait faire preuve de la détermination, du courage et de la sagesse... C'est sous la voûte étoilée du ciel africain que notre cordée se met en route vers minuit. Munis de lampes frontales, les diverses cordées se suivent dans la nuit. L'ascension se fait exigeante, mieux vaut ne pas regarder la paroi de peur que le vertige nous prenne. Pas à pas nous progressons, non sans difficultés. Nous devons nous soutenir et trouver les mots et motivations personnelles pour poursuivre cette folie. Plus nous nous élevons en altitude, plus l'oxygène se raréfie rendant ainsi notre progression plus difficile. Chaque pas est difficile, chaque pas est un défi en soi. Mais voilà que le défi s'accomplit, nous voilà au sommet du continent africain. L'émotion nous gagne au plus haut point, tant en raison de l'effort déployé qu'en raison du rêve réalisé. Après les photos cristallisant notre ascension, nous entreprenons notre descente, 2h30 de descente sur un terrain sablonneux, très glissant. Nous sommes heureux d'être accueillis par Sophie. Après 7 heures d'ascension, les genoux deviennent rapidement sensibles. Nous avons droit à une heure de repos avant de prendre le sentier menant à notre dernier camp de base. 3 h 30 de marche dans un lit de rivière nous faisant passer d'un terrain désertique à la forêt tropicale. La journée et les émotions de l'ascension rendent les randonneurs silencieux, la montagne portant à la réflexion. Il s'agit donc de notre dernière nuit en bivouac. Après une randonnée d'environ 3 heures nous nous dirigerons vers l'hôtel Arusha, heureux de pouvoir enfin prendre une douche, domaine où il y a urgence en la demeure...
19 janvier ... Dernière randonnée sur "notre" montagneL'amour, l'amour qu'on aime tant est comme une montagne haute : On la monte tout en chantant, on pleure en descendant la côte. André Theuriet
Au menu du jour nous avons eu 3 heures de descente sur un escalier boueux jusqu'à la sortie du parc. C'est le retour à l'hôtel d'origine afin de retrouver des articles propres. Ce fut la première douche depuis 7 jours, "Aie!" C'était pas beau... Après la cérémonie de remise des diplômes de randonneur du Kili, ce fut donc l'adieu à notre montagne, celle qui nous a tant fait rêver, qui nous a fait cheminer au plus profond de nous-mêmes, qui nous a transportés dans des frontières d'émotions encore jamais visitées. Merci au Kili pour cette découverte, merci à l'équipe pour avoir eu les coudes si bien serrés. On prend la route d'Arusha en prévision d'un safari, histoire de boucler la boucle tanzanienne. C'est donc le dernier bilan. On est à l'hôtel Arusha. C'est un choc culturel pour nous. On est dans le grand luxe, on ne s'attendait à ça. Donc après le sleeping poisseux qui pue, se retrouver dans des draps propres fera beaucoup de bien. Demain c'est la visite d'Arusha et après demain on part en safari pour 3 jours. Encore de belles photos en perspective. À bientôt et au plaisir de vous raconter notre aventure de vive voix! Guylaine
25 janvier 2010, retour au Québec22 h 00, aéroport de Québec. Après 28 heures de vol et de nombreuses escales, fourbus par le voyage, c'est avec une grande joie que nos familles, nos proches et collègues de travail nous accueillent. Embrassades, colleux et grandes joies sont présents. Rapidement, on s'empresse de donner nos premières impressions et les faits saillants. Malgré la fatigue, nos yeux pétillent de l'aventure vécue et nous sommes pressés de tout raconter. Bien évidemment, il nous faudra un certain temps pour tout assimiler, décanter, et prendre un certain recule face à cette folle mais combien riche aventure. Au retour à la maison, après une bonne nuit de sommeil, il nous faut laver, désinfecter et ranger tout notre attirail de randonnée. C'est pas peu dire, c'est du gros boulot. Mais chaque pièce d'équipement qui sera soigneusement nettoyé rappelle au randonneur une anecdote, une portion de randonnée, un blues, une émotion, mais surtout une rafale d'images. Finalement, on n'est pas sortie de notre montagne. Bientôt, on fera le tri de nos nombreuses photos et vidéos afin d'effectuer un montage relatant notre ascension. Un lien ou album photos sera mis en ligne afin que vous puissiez à votre tour savourer toutes les beautés que nous avons admirées. Finalement, nous naviguerons encore longtemps sur les crêtes de notre montagne. Guylaine
L'après Kili, 13 février 2010Au moment où nous avons démarré le projet, chaque membre de l'équipe était habité par des motivations bien personnelles. Voici l'heure du bilan.
Qu’est-ce que j’y ait pensé longtemps au Kili, je l’ai rêvé, espéré, imaginé et finalement vécu. Faire le Kili, ce n’est pas une simple marche en montagne. C’est bien plus que ça. La préparation avant l’aventure est un voyage en soi. Il faut s’y investir à fond, c’est du temps, de la réflexion et une grosse dose de belle folie. Ma montée sur le Kili aura été un 7 jours intenses de retour à soi et de belle vie en groupe. C’est l’entraide à l’état pur. On y découvre le rôle important de chacun, la fragilité de la vie et le support inconditionnel des collègues qui croient en nous. Cette montagne m’a permis de voir le courage, la détermination et le désir de dépassement de chaque membre de l’équipe. Cette ascension m’a aussi confirmé l’importance de l’équilibre dans la vie. Vivre des choses intenses telles que le Kili amènent un regard nouveau sur les choses à prioriser et à réaliser aussi que c’est souvent nous même qui nous imposons des stress forts inutiles. Revenir à la base, le bien-être de partager des passions et de constater que l’on peut aller bien haut avec un petit sac à dos, de l’eau et le support de l’amitié. Un merci immense à mes compagnons de cordée pour cette belle révélation. Je suis maintenant habitée du Kili, je devrai vivre avec et j’en suis fière. Il y aura d’autres montagnes sur mon chemin. Elles prendront toutes sortes de formes, mais je sais que je peux les défier, les surmonter et en redemander encore. Le défi du Kili sera une source d’inspiration pour longtemps encore. Merci à toi Kili, montagne de la splendeur. Guylaine Keable
Autrefois un rêve, le Kilimandjaro est maintenant une réalité. Cette aventure m'a fait réaliser l'importance de concrétiser ce qui nous semble parfois relever uniquement de la folie! L'aventure "Kilimandjaro 2010, Le Sommet d'une vie" n'est pas uniquement l'ascension de cette montagne. C'est l'histoire d'un groupe de personnes animées par une passion qui ont voulu donner un sens à leur défi. La réussite ne se limite pas au simple fait d'avoir marché sur le toît de l'Afrique. Vivre une complicité hors du commun avec Guylaine, Sophie et Régis dans l'organisation de ce projet, venir en aide à d'autres par le biais de la Maison Michel Sarrazin et respecter la discipline personnelle que l'on s'impose pour s'y préparer sans même être certain de se rendre au sommet, sont aussi des éléments enrichissants.
Mercredi, 24 février 2010, est-ce que notre aventure vous a inspiré?Tout au long de notre préparation et durant notre ascension, nous vous avons partagé nos émotions, notre vie de groupe, nos hauts et nos bas. Nous aimerions vous entendre à votre tour. Qu'est-ce que notre aventure vous a apporté. Qu'est-ce que notre aventure a soulevé comme passion, comme changement dans votre vie personnelle, au travail, avec vos collègues, bref, se serait pour nous un grand plaisir de vous entendre à ce sujet. Également, vous désirez en entendre parler davantage, vous aimeriez savoir comment s'organise ce type d'expédition ou encore avoir une présentation à votre équipe de travail? N'hésitez pas à m'écrire sur mon adresse .live inscrite plus bas. Au plaisir de vous lire bientôt Guylaine 5 mars 2010, présentation de notre vidéo-conférence au Centre de jour Michel-SarrazinCe fut avec un grand plaisir que l'équipe des 5 aventuriers ont présenté leur photos-vidéos aux membres de la fondation de la Maison Michel-Sarrazin ainsi qu'à certains invités. L'attention et l'intérêt étaient palpables. Les gens étaient curieux d'en savoir plus sur notre séjour mais surtout sur les sentiments qui nous ont habité durant notre ascension. Il va s'en dire que le tout remue bien des choses chez chacun des marcheurs. On ne se lasse pas d'en parler, je crois qu'au fond, ça nous fait du bien. C'est également avec plaisir que nous avons avancé, la possibilité qu'une autre expédition ait lieu en 2012 ou 2013, de plus grande envergure toutefois et sur un autre continent, tout aussi accidenté et avec un niveau de difficulté différent. Nous avons demandé qu'une place nous soit réservée dans le calendrier promotionnel de la Fondation. Les bras nous ont été ouverts...
Pour nous contacter
Sophie L'Hérault: Guylaine Keable: Jean Pagé: Régis Rioux: |





























